ADEME Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

L'ADEME en Pays de la Loire

Energies et matières renouvelables

Contexte régional

Inscrit dans la loi du 3 août 2009, l'objectif national est d’atteindre 23 % d’énergies renouvelables dans notre consommation d’énergie en 2020, en parallèle des objectifs de maîtrise de la demande en énergie (progression de 20 % de l’efficacité énergétique) et de réduction des émissions de gaz à effet de serre (moins 20 % par rapport à leur niveau de 1990).

En région Pays de la Loire, la production d’énergie renouvelable a représenté 5,4 % de notre consommation d’énergie en 2008 (source SOeS/DREAL). Le schéma régional climat air énergie, défini par l’article 23 de la loi « Grenelle 2 » détaille les objectifs qualitatifs et quantitatifs à atteindre en matière de valorisation du potentiel énergétique terrestre, renouvelable et de récupération.

L’ADEME soutient les projets de production de chaleur renouvelable (biomasse, solaire thermique, géothermie), aux côtés de la Région dans le cadre de la convention ETAT/ADEME/REGION et au travers du Fonds Chaleur, sous conditions de performance.

Bois Énergie

Objectifs de valorisation du bois

Objectifs régionaux

En 2009, une étude prospective a été menée par la filière bois (copilotage Atlanbois, Synervia, École Supérieure du Bois) en partenariat avec l’ADEME, le conseil régional des Pays de la loire, la DRAAF et la DREAL. Elle donne des objectifs pour 2020 à la filière dans les domaines de la construction bois, de l’ameublement et du bois énergie.

Étude bois et habitats de demain en Pays de la Loire - Horizon 2020

  Situation 2009 2012 2020
Potentiel Suppléments à réaliser Potentiel Suppléments à réaliser
Total collectif et tertiaire (en ktep) 5 21 16 53 48
Nombre d'installations 55 190 147 487 444
Puissance totale en MW 20 65 49 156 141

Sources : Atlanbois, Avedia Conseil

Ressources en bois

L'ADEME des Pays de la Loire a organisé le 10 novembre 2016 à ANGERS, une journée avec Atlanbois consacrée à :
Enseignement de la campagne d’audits des chaufferies bois en Pays de la Loire
Quel accompagnement pour développer de nouveaux projets ?

Support de présentation des interventions de la journée : Enseignement de la campagne d’audits des chaufferies bois en Pays de la Loire

Synthèse des 30 audits de chaufferies bois gérées en régie (PDF - 888.4Ko)
Jean-Paul Louineau, ingénieur INSA Gérant Alliance Soleil SARL

Présentation du carnet de santé des chaufferies bois (PDF - 908.1Ko)
Laura Païs Animatrice régionale bois énergie ATLANBOIS

Nos publications sur le bois énergie dans les Pays de la Loire

Le bois énergie et la qualité de l'air

Première source d'énergie renouvelable utilisée en France, le bois énergie est appelé à contribuer largement aux objectifs énergétiques et climatiques. Son développement implique une surveillance des rejets atmosphériques et fait l'objet d'une réglementation stricte, car la pollution de l'air extérieur est un problème majeur de santé publique.

Le bois énergie : chaufferies bois collectives à alimentation automatique

Ce document s'adresse aux porteurs de projet de chaufferie bois à alimentation automatique de petite ou moyenne puissance. Il propose une approche globale des enjeux, indicateurs et chiffres clés du bois énergie. Il détaille les principales étapes liées à la mise en place d'une installation bois énergie et guide les porteurs de projets lors des phases d'études préalables, de mise en oeuvre et d'exploitation.

Le bois énergie : ressources actuelles et perspectives

La disponibilité des ressources en bois est un enjeu majeur pour le développement du bois énergie en France. Des études confirment la capacité de la forêt française à supporter une augmentation des prélèvements de bois. Elle suppose une diversification progressive des usages et un développement des filières d'approvisionnement en cohérence avec les règles de gestion durable.

En savoir plus sur le bois bûches : 

Approvisionnements des grosses chaufferies bois énergie: pérenniser la filière en Pays de Loire et  Centre-Val de Loire

La problématique de l’adéquation entre offre et demande est un sujet récurrent et qui préoccupe l’ensemble des acteurs de la filière bois : Maîtres d’ouvrages de chaufferie, détenteurs de la ressource, opérateurs énergétiques, panneautiers, papetiers, ainsi que financeurs publics. Le manque de lisibilité, de compréhension des flux, de données spécifiques et localisées crée de fortes tensions, nuisibles aux intérêts de tous, dont la filière bois énergie.

Or lorsqu’on approvisionne une unité de 200 t/an, de 15 000 t/an, d’un réseau de chaleur urbain ou d’une industrie du panneau on ne parle pas des mêmes combustibles ni des mêmes circuits.

Qu’en est-il exactement ? A quel moment ces circuits se chevauchent ? Quels sont les modes d’approvisionnement ? Quel type de ressource est sous tension ?
L’ADEME Pays de Loire et l’ADEME Centre souhaitent disposer de réponses à ces questions, mais surtout souhaitent accompagner la mise en mouvement des acteurs des filières BO/BI/BE vers plus de mutualisation et de transparence.

Pour cela, en complément des études conduites à proprement parler sur l’adéquation offre/demande, l’ADEME réalise une étude visant à évaluer la contribution des équipements de combustion de plus de 10 000 t à la structuration de la filière bois en Pays de Loire et  Centre-Val de Loire. Cette étude concerne donc uniquement le bois déchiqueté ; ni le bois bûche, ni le bois granulés ne sont inclus dans son périmètre.

Les objectifs sont de :

  • Mieux connaître les modalités réelles d'approvisionnement des unités consommant plus de 10 000 t/an,
  • Evaluer la capacité opérationnelle des acteurs à mobiliser la ressource, les conditions nécessaires et les modalités de mobilisation d’une ressource supplémentaire,
  • Evaluer l'impact potentiel sur les filières régionales forêt-bois (BI, BO, BE) et sur la structuration de la filière bois énergie
  • Proposer in fine un accompagnement des acteurs permettant de structurer progressivement la filière bois énergie

Télécharger l'étude "Structuration filière d'approvisionnement bois" (PDF - 2.4Mo)

En savoir + sur la ressource bois : 

En savoir + sur les fournisseurs et prestataires

Etat de la filière bois énergie régionale

Des témoignages en vidéos

 

 

Retrouvez la cartographie des chaufferies-bois collectives, entreprises et des plateformes en fonctionnement et en cours de réalisation en Pays de la Loire

Retrouvez la cartographie des chaufferies-bois collectives et des entreprises hors filières bois ainsi que les plateformes d'approvisionnement en Pays de la Loire

Retrouvez la cartographie des plateformes de bois déchiquetés (PDF - 192Ko)

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Solaire Thermique

La ressource
Energie solaire incidente
Ne pas confondre

Le rayonnement solaire peut être converti en :

Chaleur, au moyen de capteurs solaires thermiques

Ils servent à produire de l'eau chaude en utilisant le principe physique de l'effet de serre ; ces capteurs ont un aspect noir. Le plus souvent, ils sont utilisés pour la production d'eau chaude sanitaire (chauffe-eau solaire individuel), pour la production d'eau chaude sanitaire et la participation aux besoins de chauffage (systèmes solaires combinés), pour la production d'eau chaude sanitaire à usage collectif pour des bâtiments qui consomment beaucoup d'eau chaude (chauffe-eau solaire collectif)

Electricité, au moyen de modules photovoltaïques (photopiles)

Ces modules sont utilisés pour produire de l'électricité par excitation d'un semi conducteur (silicium) par impact des photons lumineux ; ils ont un aspect bleuté. Ils sont utilisés pour l'électrification en site isolé (systèmes autonomes alimentant des zones éloignées du réseau de distribution électrique. Ils nécessitent des batteries pour le stockage de l'énergie) et pour la production d'électricité raccordée au réseau (l'électricité qui n'est pas consommée sur place durant la phase de production est injectée sur le réseau et revendue aux distributeurs d'énergie. Le stockage en batterie n'est donc pas nécessaire).
 

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Solaire photovoltaïque

L’objectif national est d’atteindre une puissance installée de 5 400 MW en 2020, soit une production estimée à 5 TWh (environ 1 % de la consommation d’électricité). Le rythme de croissance de cette filière et la charge induite sur la Contribution au Service Public de l'Electricité (CSPE) ont conduit le gouvernement à baisser ses tarifs d’achat et à instituer une révision trimestrielle dépendant du stock de projets.

L’ADEME prône l’intégration des installations photovoltaïques aux bâtiments. Ceci présente l’avantage de ne pas générer de concurrence en termes d’usage du sol et offre de meilleures perspectives de croissance pour l’industrie du photovoltaïque.

Les centrales solaires photovoltaïques au sol étant consommatrices d’espace, l’ADEME insiste sur l’utilisation de terres qui ne soient ni agricoles ni forestières et plus généralement sur l’implantation dans des zones déjà artificialisées ne présentant pas de conflit d’usage des sols.

Compte tenu du soutien aux projets par les tarifs d'achat, l'ADEME n'apporte pas de subvention pour ces installations de production.

Fin 2014, la Région Pays de la Loire est la 5ème région de France métropolitaine en termes de puissance installée (350 MW), et la 2ème en termes de nombre d'installations (38 235).

En savoir + sur le solaire photovoltaïque : 

En savoir + sur le solaire photovoltaïque en Pays de la Loire :

En savoir + sur les projets d'investissements collectifs - quelques exemples :

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 Géothermie

Découvrez notre guide régional de présentation des différentes techniques de géothermie (PDF - 6.9Mo), leurs avantages, leurs limites et leurs potentiels en Pays de la Loire.

Géothermie sur aquifères profonds

Cette filière concerne l’exploitation des aquifères d’une profondeur supérieure à 200 m.
En Pays de la Loire, la géologie ne permet pas ce type d'application.

Géothermie superficielle avec Pompe à Chaleur (PAC)

Avantages/limites des pompes à chaleur (PAC) géothermiques

Les PAC géothermiques présentent des avantages qui leur permettent de participer au développement de solutions durables.

C’est une production d'énergie :

  • Locale : lorsque les ressources sont disponibles et en adéquation avec les besoins en surface, le transport d’énergie est très réduit.
  • Performante : pour 1 kWh consommé par la pompe à chaleur, le système peut en produire 4 ou plus
  • Écologique : une exploitation géothermique produit peu de gaz à effet de serre.
  • Régulière : la géothermie n’est pas tributaire des conditions climatiques extérieures, elle dépend uniquement des caractéristiques intrinsèques du sous sol
  • Renouvelable : correctement gérée, la chaleur du sous-sol reste stable ou est régénérée (au travers des écoulements souterrains, de manière naturelle ou artificielle).
  • Economiquement compétitive : les investissements plus élevés sont compensés par des coûts d’exploitation plus faibles. En coût global, sans subvention, une telle installation peut être plus intéressante qu'une installation classique et ceci sera d'autant plus vrai que le prix de l'énergie augmentera.

Les freins possibles dans un projet de pompes à chaleur géothermiques :

  • L'investissement peut coûter entre 3 et 6 fois plus cher qu'un investissement dans une chaufferie classique. Ce surcoût est néanmoins beaucoup plus faible voir nul pour des bâtiments qui nécessitent une production de chaud et de froid puisqu'il n'est pas nécessaire d'investir dans un autre système pour la production de froid.
  • L'installation d'une pompe à chaleur peut engendrer des disfonctionnements des réseaux électriques communaux, il est donc important de se rapprocher du responsable du réseau pour s'assurer que le problème n'arrivera pas.

En savoir +

Quelques exemples à suivre en région :

Consultez aussi notre page "action régionale".

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Énergies marines

En tant que nation maritime, la France dispose d’importantes ressources d'énergie marine. En effet, la surface des zones sous juridiction française dépasse largement dix millions de km2 avec un potentiel énergétique exploitable parmi les plus importants au niveau mondial.

Selon l’IFREMER, les énergies marines pourraient produire l’équivalent de 3 à 5 % de la consommation d’électricité nationale en 2030.

Parmi les énergies marines, on distingue (par ordre décroissant de maturité technologique) :

  • l’énergie marémotrice
  • l’énergie du vent (éolien fixé au fond)
  • l’énergie houlomotrice
  • l’énergie hydrocinétique des courants de marées et océaniques (« hydrolien »)
  • l’énergie du vent (éolien sur fondations flottantes)
  • l’énergie thermique des mers
  • l’énergie osmotique (gradient de salinité)
  • la biomasse marine

Si l’éolien en mer (sur fondations fixes) constitue une technologie mature et éprouvée, les autres filières n’émergeront, au stade industriel, qu’en 2015-2020.

L’objectif national est d’atteindre une puissance installée de 6000 MW en 2020, soit une production estimée à 16 TWh (environ 3 % de la consommation d’électricité). Le gouvernement a lancé à l’été 2011 un appel d’offres portant sur 3000 MW visant à sélectionner les meilleurs projets éoliens en mer. Un second appel d’offres devrait suivre.

Dans notre région, la préfecture des Pays de la Loire et la préfecture maritime ont mené une large concertation pour définir les zones propices au développement de parcs éoliens en mer. Deux zones ont été identifiées : l’une au large des îles de Noirmoutier et d’Yeu, l’autre au large de Saint-Nazaire. Le gouvernement n’a retenu que la zone de Saint-Nazaire pour le premier appel d’offres.

Les acteurs économiques et politiques de la région sont mobilisés pour contribuer à la réalisation de ces projets et bénéficier des retombées économiques (construction, logistique, exploitation, taxe annuelle…).

Pour les autres filières, l’identification des zones propices dépendra du développement technologique et du retour d’expérience des prototypes. L’Ecole Centrale de Nantes développe une plate-forme de démonstration et d'expérimentation en pleine mer des technologies de récupération de l'énergie des vagues (projet SEM REV).

En savoir + sur les énergies marines :

En savoir + sur les énergies marines en Pays de la Loire :

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L’éolien terrestre

Le développement de l’éolien représente entre un quart et un tiers de l’effort à réaliser (+20 millions de tep) pour atteindre l’objectif de 23 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie en 2020. L’éolien terrestre représente 17 % de l’effort, et l’éolien maritime compte pour 7 %.

L’objectif national est d’atteindre une puissance installée de 19 000 MW en 2020 pour l’éolien terrestre, soit une production estimée à 42 TWh (environ 8 % de la consommation d’électricité)

La planification du développement de l'éolien terrestre en région est encadrée par le schéma régional éolien (SRE). Ce schéma fixe un objectif de 1750 MW de puissance installée en 2020 et délimite des zones favorables d’implantation des éoliennes.

En savoir + sur l'éolien :   

En savoir + sur l'éolien en Pays de la Loire :  

En savoir + sur les projets d'investissements collectifs - quelques exemples :

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L’hydro-électricité

Représentant 12 % de notre production d’électricité au niveau national, le potentiel de développement l’hydroélectricité a quasiment été exploité.

En région, la puissance cumulée des installations hydroélectriques, dont la moitié est située en Mayenne, représente environ 10 MW.

Il n’existe pas de possibilité d’équipement de sites supplémentaires présentant une puissance significative. Cependant, les projets de rénovation peuvent faire appel aux dernières techniques dont, notamment, les turbines basse chute, présentant l’avantage de préserver la vie ichtyophile.

Le montage de projets hydroélectriques est techniquement et administrativement complexe. Le guide pour le montage de projets de petite hydroélectricité répond aux questions communément posées. Un contact avec la police de l’eau (rattachée à la Direction départementale des territoires) est indispensable.

En savoir + sur l'hydro-électricité : 

En savoir + sur l'hydro-électricité en Pays de la Loire - quelques exemples :